Monday, October 25, 2010

Été and Pensionnaires: Illustrations for poems by Paul Verlaine

Été (1948)

Continuing our Sapphic theme, this picture by French artist Paul Emile Bécat (1885-1960)illustrates a poem by Paul Verlaine (1844-1896) from a series of erotic poems called Les Amies (the girlfriends).  This illustration was for a 1948 edition of Oeuvres Libres which was itself a collection of three series of poems of which Les Amies was the earliest.  

The poem illustrated here, Ete, is one of six poems which make up Les Amies, which were published in 1867 under Verlaine's pseudonym Pablo Maria Herlan.  They were immediately banned in Belgium on publication and weren't publishe again until 1884.  The six poems in Les Amies all relate to lesbian love and are titled Sur le Balcon, Pensionnaires, Per Amica Silentia, Printemps, Été and Sappho.


Été

Et l'enfant répondit, pâmée
Sous la fourmillante caresse
De sa pantelante maîtresse :
Je me meurs, ô ma bien-aimée !

" Je me meurs ; ta gorge enflammée
Et lourde me soûle et m'oppresse ;
Ta forte chair d'où sort l'ivresse
Est étrangement parfumée ;

" Elle a, ta chair, le charme sombre
Des maturités estivales, -
Elle en a l'ambre, elle en a l'ombre ;

" Ta voix tonne dans les rafales,
Et ta chevelure sanglante
Fuit brusquement dans la nuit lente."





Bonnard's interpretation of Été


Several artists have illustrated Les Amies including one of Triple P's favourites, Pierre Bonnard, who produced a series of rose sanguine lithographs over printed typography in 1900.


Printemps (1940)

Eight years before Bécat, Louis Berthommé Saint André also illustrated the poems.  Technically this illustration is for Printemps, but as Été follows immediately on both seasonally and poetically it matters little.



Pensionnaires (1948)

Bécat also produced an illustration to Pensionnaires (boarders), the second poem in the cycle.  he perfectly captures the young bodies of the  teenage boarding school girls.


Pensionnaires

L'une avait quinze ans, l'autre en avait seize ;
Toutes deux dormaient dans la même chambre.
C'était par un soir très lourd de septembre :
Frêles, des yeux bleus, des rougeurs de fraise.

Chacune a quitté, pour se mettre à l'aise,
Sa fine chemise au frais parfum d'ambre.
La plus jeune étend les bras, et se cambre,
Et sa sœur, les mains sur ses seins, la baise,

Puis tombe à genoux, puis devient farouche
Et tumultueuse et folle, et sa bouche
Plonge sous l'or blond, dans les ombres grises ;

Et l'enfant, pendant ce temps-là, recense
Sur ses doigts mignons des valses promises,
Et, rose, sourit avec innocence.



Bonnard also illustrated the poem nearly fifty years earlier but his schoolgirls are altogether more robust of figure
.




Louis Berthommé Saint André also goes for the standing pose in his 1940 version. 

Pensionairees by Saint André (1940)

 

We shall return to Bécat again as his erotic illustrations have a particularly refreshing, Gallic charm.

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